Il ne faudrait pas mourir le week-end
Un décès le week-end, je l’ai vécu : ma tante est décédée un dimanche. Elle avait 75 ans et vivait seule. Ses deux enfants résident l’un au Canada, l’autre en Suisse. J’étais à ses côtés jusqu’au bout.
Il ne faudrait pas mourir le week-end.
Une vie s’arrête pendant que le monde continue sa course effrénée. Et pourtant, pour la famille, rien ne peut démarrer sans un papier, un petit bout de papier signé : le certificat de décès.
Il ne faudrait pas mourir le week-end.
J’ai cherché un médecin de garde pendant plus de cinq heures, entre appels et relances, sans que personne ne vienne.
Pendant l’attente, j’ai prévenu mes cousins, puis j’ai cherché ses papiers : livret de famille, carte d’identité, contrat obsèques. Ses enfants ignoraient où elle les avait rangés.
Depuis la mort de son mari, ma tante gardait tout. Elle souffrait du syndrome de Diogène, se séparer du moindre objet la faisait souffrir. Peu à peu, la maison s’était encombrée et elle s’était isolée.
Ce n’était pas de la négligence, mais de la souffrance, et la brusquer n’aurait fait qu’aggraver son angoisse. En prenant le temps de l’écouter, nous arrivions parfois à libérer un peu d’espace ensemble, et elle retrouvait un peu d’apaisement.
Ce soir-là, j’ai fouillé la maison tiroir après tiroir. À deux heures du matin, eurêka : tout était là, dans une vieille mallette en cuir noir, au fond d’un buffet en formica, derrière de la vaisselle décorée d’oiseaux.
Il ne faudrait pas mourir le week-end.
À 3 h 10, une infirmière habilitée est arrivée et a établi le certificat. J’ai enfin pu appeler les pompes funèbres.
Bon à savoir : depuis le 26 avril 2025, les infirmiers habilités peuvent, sous conditions, établir un certificat de décès. En l’absence de médecin, appelez le 15 pour être orienté.
Restait la mairie. Il fallait attendre son ouverture, le lundi matin, pour déclarer le décès et obtenir l’acte, sans lequel aucune démarche officielle n’est possible.
Et la peine, dans tout ça ?
Il ne faudrait pas mourir le week-end.
Un kit pour savoir quoi faire après un décès le week-end
J’ai réuni dans ce kit ce que j’aurais aimé avoir sous la main, étape par étape :
- Le premier jour : qui appeler ? Que préparer ?
- La première semaine : quelles démarches effectuer ?
- Le premier mois : que prévoir ?
- Après : à quoi penser ?
Un support pour les familles, mais aussi pour les professionnels qui les accompagnent : pompes funèbres, CCAS, mairies, EHPAD, associations.
Téléchargez votre kit ici
Vous choisissez le montant que vous souhaitez, à partir de 3 €. Paiement sécurisé par Stripe.
Et vous ?
Avez-vous déjà eu à gérer un décès un week-end ou un jour férié ?
